-Appel Citoyen
20 avril, 2012 @ 8:59 Non classé

INTERET GENERAL OU ES-TU ?

APPEL AUX CITOYENS QUI S’INTERROGENT !

Au lendemain de ce 1er tour, il y a deux Vainqueurs ; l’un rassurant : la participation ; l’autre inquiétant : la troisième place et le score du FN.

 

Non, les Français ne se désintéressent pas de la politique ! Ils sont par contre franchement déçus par la campagne et montrent clairement, après avoir testé la droite et la gauche, leur exaspération pour le monde politique, en votant aux extrêmes.

Car entre Sarkozy et Hollande, malgré les réactions de vainqueur, de part et d’autre, tous deux sont perdants même si Hollande bénéficie d’un indéniable avantage en terminant en tête.

La gauche ne cumule que 44% des voix mais la droite n’est clairement pas assurée des reports de voix de Bayrou ou de Le Pen.

Le seul à avoir tenu un discours réaliste et de vérité sur la situation dela France, n’a pas réussi à rassembler. C’est pourtant sur des programmes promettant de la sueur et des larmes que les nouveaux gouvernements Espagnol, Portugais et Anglais se sont fait élire, profitant la crise pour sortir les gouvernements en place, peu importe leur appartenance. Est-ce une exception Bayrou ou une exception française ?

L’autre enseignement majeur concerne l’adhésion aux personnes et aux programmes. Hollande obtient 49% de vote d’adhésion contre 58% pour Sarkozy. Ces taux sont faibles dans les deux cas, contrairement à ceux de 2007. Cela permet de dire que :

-les jeux sont plus ouverts malgré ce qui est dit

-il y aura le 6 mai au soir des résultats au gout amère et une majorité de déçus : les presque 50% de vote du perdant et une part non négligeable des voix du vainqueur.

 

Plus que jamais, cette seconde partie de campagne risque de consister à choisir entre le candidat dit le « moins pire ».

Il reste encore une petite semaine de campagne, espérons qu’elle sera intense et constructive.

Espérons que l’un et l’autre pratiqueront un discours de vérité contrairement à la démagogie entendu jusqu’ici, qu’ils ne se lanceront pas uniquement dans une chasse aux voix mais nous offrions enfin un véritable débat d’idées.

Espérons que les journalistes les y aideront et ne mettrons pas d’huile sur le feu pour doper l’audimat.

-Cela semble pourtant mal engagé à droite. Nicolas Sarkozy cherche encore à cliver, polémiquer et surprendre tout azimut, pour ratisser les suffrages qui lui manquent.

-Cela semble également mal parti à gauche. François Hollande se pose en rassembleur des Français sans prendre le moindre engagement en ce sens. Il veut gouverner avec son camp et ne tend même pas la main (officiellement) à ces alliés du second tour. Il agite avec les siens, le « tout sauf Sarkozy », qui ne fait pas un programme et n’est pas rassembleur comme il prétend l’être.

Les uns et les autres parlent d’intérêt général, mais les comportements en sont bien éloignés. De ce point de vue, l’ambiance sur les plateaux télé dimanche dernier était pathétique.

 

Les deux finalistes doivent nous offrir une vraie campagne, ils le peuvent encore. Une élection ne peut se limiter à un vote contre l’un ou contre l’autre. Il serait dommage que l’on en reste à des commentaires du type :

-         sur Sarkozy : « je ne l’aime pas mais il est le plus capable »; sur Hollande : « il n’est peut-être pas le plus capable mais je ne peux plus voir l’autre ».

-         « Le prochain président aura été désigné sur un mensonge gros comme la dette »

Il faut que l’on vote pour un programme, un programme rassembleur débarrassé du clanisme, du clientélisme et des idéologies qui englue l’ensemble des partis depuis trop longtemps.

 

Peu importe le nom du prochain président, même si comme la majorité d’entre vous, j’ai une préférence pour l’un des deux.

 

Appelons les candidats aux respects des citoyens ! Appelons-les à abandonner les partis-pris !

Appelons-les à régler à la source, les problèmes qui exaspèrent chacun. C’est la seule solution pour réduire le vote pour les partis extrémistes. Ces partis se saisissent sans tabou de ces problèmes non résolus mais partiellement compensés par des mesures souvent onéreuses qui ont parfois pour effet d’amplifier les problèmes !

Appelons-les à construire une politique d’union nationale et pourquoi pas un gouvernement d’union nationale.

N’oublions pas trop vite que nous avons une crise à affronter. Pourquoi ne pas profiter de ce contexte pour changer de cap et prendre vigoureusement celui de l’intérêt général.

 

Celui des deux finalistes qui prendra nombres d’engagements précis en ce sens, aura réellement pris l’avantage sur son concurrent.

 

La droite et la gauche ne veulent-elles pas réduire les déficits, réindustrialiser, améliorer l’éducation, lutter contre le chômage, lutter contre le réchauffement climatique, restaurer l’autorité de l’état, des enseignants…

Les objectifs sont proches et il peut en être de même pour leur traduction en mesures pourvu que nous, citoyens, veillions à ce qu’il en soit ainsi.

La droite et la gauche peuvent même avoir des propositions complémentaires pourvu qu’ils acceptent de travailler ensemble. A lire les projets des uns et des autres, on voit bien que l’on peut trouver de bonnes idées dans tous les programmes (de mauvaises également).

Il ne faut pas perdre de vue que le clivage droite-gauche est bien plus violent entre les responsables politiques qui se partagent ainsi le pouvoir, qu’entre les citoyens qui se retrouvent sur bien des propositions de bon sens.

-qui peut être d’accord de remettre à demain les efforts nécessaires pour ne pas léguer à nos enfants, une société à l’agonie qu’ils devront assumer et transformer

-qui peut trouver normal que tant d’enfants quittent le primaire sans maitriser la lecture, l’écriture et le calcul

-qui peut trouver normal que tant de jeunes ne trouvent pas de voie professionnelle alors que tant de beaux métiers sont dévalorisés et manquent de bras et de matière grise

-qui peut trouver tolérable un chômage à 10% quand on connait les ravages qu’il peut provoquer : maladies associées, désocialisation du chômeur et de ses proches pouvant même aller jusqu’à l’éclatement du couple ou de la famille, jusqu’au travail au noir, à la délinquance

-qui peut tolérer que tant d’emploi restent vacants, que des CDI soient refusés car moins intéressant que des statuts précaires.

-qui peut accepter de faire des efforts importants pour le redressement dela Franceet voir les plus riches moins sollicités ou d’autres quitter le pays pour y échapper

-qui peut trouver normal les rémunérations extravagantes, les primes et parachutes dorés… des grands patrons (qui en plus, ont pour certains faillit) des sportifs, des acteurs ou chanteurs…

-qui peut cependant accepter de voir opposés les riches aux pauvres. Il ne faut pas oublier que le capital procure le travail et que tous les pauvres ne sont pas des assistés.

-qui peut être pour l’assistanat à part ceux qui en use et abuse ? Ce n’est pas stigmatiser ceux qui bénéficient justement de la solidarité nationale,  que de le dire.

-qui peut trouver normal la collusion entre les sphères politiques, médiatique et économique droite et gauche confondues.

-qui peut trouver normal qu’une personne travaillant ne puisse pas se loger, les loyers étant trop élevés, les exigences demandées trop importantes alors que de nombreux appartement sont totalement vides et inoccupés.

-qui peut être pour l’immigration non maitrisée

-qui peut trouver tolérable la remise en liberté pour vice de forme, pour bonne conduite d’un dangereux criminel, au mépris de la société toute entière

-qui peut accepter le nivellement par le bas, le cloisonnement vertical des organisations qui caractérise notre temps…

-qui peut être contre la moralisation de la vie politique mais qui peut croire que le monde politique puisse devenir suffisamment mature pour aller au bout d’une telle révolution.

On pourrait continuer et noircir ainsi des pages, mais un projet rassemblant une majorité de bonne volonté, ne semble pas si difficile à trouver.

 

Pour aider les politiques à travailler dans ce sens, limiter la durée de la vie publique et favoriser le développement d’une démocratie plus participative, pourrait les obliger à dépasser les différences partisanes ou clientélistes.

Les sujets de société devraient pouvoir faire l’objet de débats publics pacifiés pour ne pas laisser le seul débat aux lobbies. C’est le rôle de l’état d’en être le garant.

Le référendum devrait être plus souvent pratiqué, il n’est pas une solution démagogique mais au contraire responsabilisante.

 

Il faut donc un sursaut citoyen, un sursaut massif exempt de phénomènes de balancier. Notre nation a besoin d’un électrochoc positif alliant rigueur et ambition de croissance.

Notre nation a besoin d’un grand souffle d’espérance et d’optimisme afin d’enclencher une belle spirale vertueuse empreinte de solidarité, de tempérance et de modestie. Oublions l’arrogance bien française qui nous caractérise.

La sphère politique ne peut pas tout mais la nation rassemblée peut beaucoup ! Tous les citoyens doivent donc se sentir concernés et impliqués. Visons cohérence et cohésion ! L’intérêt supérieur de la nation est à ce prix. Les paroles ne suffisent pas, seul les actes et les engagements permettront de sortir cette campagne de l’ornière, seront capables de faire basculer le second tour dans le vote d’adhésion massif. Rappelons les finalistes à la raison et à l’unité mais avec eux l’ensemble monde politique et la nation toute entière.

Je vous propose une grande mobilisation citoyenne, une manifestation numérique mais néanmoins bien concrète, rassemblant la majorité silencieuse qui doit aujourd’hui prendre la parole.

Les outils de communications actuels nous donnent les moyens de nous faire entendre facilement.

Saisissons cette opportunité sans attendre, agissons ensemble et maintenant.

 

Et si une mobilisation massive pouvait transformer ce thème en centre de gravité pour de prochains débats !

 

Merci à tous ceux qui s’impliqueront fortement pour cet objectif important.

-vous pouvez relayer cet appel par mail à vos carnets d’adresses et sur les réseaux sociaux.

-vous pouvez écrire et saturer les moyens de communication de nos responsables politiques, des journalistes et des personnalités importantes dans l’économie ou le débat publique : syndicats, associations, écrivains, scientifiques, chefs d’entreprise…

-vous pouvez me répondre et me faire part de vos réactions, propositions sur l’adresse : carpentier.florent@laposte.net.

 

Florent Carpentier

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