posts de mai 2012


Une campagne présidentielle décevante!

Contre toute attente, les Français sont allez assez massivement voter. On attendait une abstention à prêt de 30% au 1er tour. Il n’en a rien été. Cependant est-ce que cela permet de dire que la campagne a passionné les Français?

La réponse semble clairement: non. On peut citer comme élément pour étayer cette affirmation: les scores des extrêmes, les faibles taux d’adhésion aux personnes et aux programmes des 2 finalistes, le % d’électeurs faisant confiance (après l’élection) à Hollande pour résoudre les problèmes (47% seulement selon un sondage BFMTV)… Ils se sentent impliqués, responsables et c’est très bien. Mais nous avons eu droit à une campagne décevante malgré les commentaires des états majors qui peuvent difficilement dire le contraire.

Honneur au perdant: La droite a passé sous silence son bilan qui n’aurait pourtant pas du faire rougir compte tenu du contexte. Je vous propose de lire l’article: bilan d’un sympathisant de gauche sur le quinquennat Sarkozy. Il est vrai que tant le style de Sarkozy, que son comportement, que les quelques erreurs regrettables  ou les omissions ont terni ce bilan. Durant la campagne, il aurait pu tout en étant en première ligne, mettre beaucoup plus en action ses troupes, pour défendre ce bilan. Par son comportement, il a étayer la thèse du mauvais bilan. Du coup, sa stratégie a consisté à taper sur son concurrent principal, c’est un peu court surtout lorsque l’on a tout les médias et l’appareil d’état contre soi. Ensuite, les résultats du premier tour l’ont orienté dans une direction malheureuse. Il a joué avec les limites avec le style qui est le sien ce qui a eu pour effet de renforcer le tout sauf Sarkozy.

La gauche a également fait une mauvaise campagne, même si elle a gagné. Certaines personnalités de gauche l’on dit, la France est plutôt de droite. La conclusion de ces personnes était de dire qu’Hollande a su rassembler hors de son camp. C’est vrai, mais il faut aussi ajouter qu’il a était aidé par la quasi totalité de la sphère médiatique. Hollande n’a pas vraiment fait campagne. Il a géré son avance tout en surfant sur l’aide qu’il a reçu. Il a fait une campagne ni trop à gauche (contrairement au projet du PS) ni trop au centre: il est resté insaisissable comme il a si bien su le faire lorsqu’il était premier secrétaire et que tous ces amis le lui reprochaient. Nous le jugerons donc sur sa capacité à agir tout en rassemblant autour de l’intérêt général; sur son action et son inaction.

Les écologistes ont pour leur part fait une campagne désastreuse. Ils sont sortis de leur sujet en faisant comme trop souvent de la politique d’appareil au lieu de promouvoir l’écologie. Ils ont raté un rendez-vous avec l’histoire mais ne semble pas vraiment s’en rendre compte.

Quant aux extrêmes, je veux juste en dire deux choses.

  • Ils sont à gauche et à droite les grands gagnants, une fois de plus, de cette élection. Ce qui se passe en Grèce doit non fair d’autant plus réfléchir. Si l’on compare objectivement, l’extrème gauche et l’extrême droite sont aussi nuisibles et dangereux pour l’humanité. Je regrette donc la collusion de la gauche et de l’extrème gauche. J’èspère que la droite resistera à la tentation et se préservera d’une telle compromission.
  • Enfin, je voudrais rappeler que le developpement des extrêmes doit être imputé à la droite et à la gauche qui ont gouverné successivement ces 30 dernières années (plus ou moins 15 ans chacune). De nombreux problèmes n’ayant pas trouvé de solution, pire s’étant accentués, certains se tournent vers les extrêmes qui se saisissent sans tabou des problèmes. Il n’ya chez eu pas de politiquement correcte qui biaise le discours. En disant cela, je ne cautionne pas mais me rend à l’évidence: aucun des deux grands partis ne veut les voir disparaitre. Cela imposerait de moraliser pour de vrai la vie politique, en favorisant un renouvellement bien plus rapide de ses « serviteurs » et une prise en compte du vote blanc.

Les questions de société se sont invitées dans la campagne. Elles n’appartiennent ni à la droite ni à la gauche mais à la société toute entière. Une vraie démocratie impliquerait des débats apaisés donnant la parole à l’ensemble des points de vue  afin qu’ensuite les Français puissent se déterminer par référendum. Sans cela, il n’y a que parti pris et manipulation par les lobbies.

La campagne présidentielle est maintenant terminée, voir les deux présidents cote à cote ce matin dans un climat apaisé est un soulagement. Le changement de personne fait en général du bien mais restons vigilant et actif pour promouvoir l’intérêt général. La gauche a fait campagne sur la solidarité et la justice, la droite sur la responsabilisation au travers du refus de l’assistanat et de l’immigration sociale et non maitrisée. Il y a un chemin de convergence possible en vue d’une politique cohérente. Espérons que le prochain gouvernement saura le trouver.

En attendant, la campagne pour les législatives va débuter d’ici peu, faisons en sorte de mettre cette fois l’intérêt général et les valeurs humanistes à l’honneur!

 

Le rassemblement: c’est maintenant !

Les Français ont tranché, c’est François Hollande! Il est élu, il est le nouveau président, il doit devenir le président de TOUS les Français.

Comme je le prédisais avec beaucoup d’autres, la majorité est ce soir celle des déçus. Elle rassemble une partie de ceux qui ont cependant voté Hollande, les 48% de Sarkozy et….et …les quelques 2 millions de votes blancs (environ 7% des suffrages). Il est temps que ces suffrages soient pris en compte pour faire dégonfler les extrêmes.

Biensur certains sont très heureux, certains sont catastrophés. C’est normal et légitime. Je remarque que de part et d’autre la mauvaise fois et la démagogie est encore et toujours présente, même si le soufflet retombe quelque peu.

François Hollande a lourdement insisté sur le rassemblement qu’il souhaite incarner. Il a peu dit comment, mais il a sur ce point suscité des espoirs et il doit donc le mettre réellement à l’oeuvre. L’intérêt général doit triompher, il en est de sa responsabilité.

Malheureusement, l’union nationale n’est pas à l’ordre du jour puisqu’il a clairement dit vouloir appliquer son projet présidentiel sans négociation possible. J’en profite pour rappeler que parmi ses électeurs, tous ne sont pas en accord avec l’ensemble de son programme. Il le sait, il faut qu’il en tienne compte. Son accession à la présidence de la république n’est pas un chèque en blanc. Espérons qu’il adoucira sa position et que comme évoqué ce soir par Mme Aubry, l’opposition sera respectée et écoutée avant les prises de décisions importantes.

Dire cela peut paraitre naïf. Je souhaite que nous lui rappelions la responsabilité qui est désormais la sienne. Je souhaite que nous engagions une véritable mobilisation pour être en mesure de le lui rappeler si nécessaire. Il n’y a qu’un seul objectif  louable: le triomphe de l’union nationale et de l’intérêt général.

-Un libre penseur fait le bilan du quinquennat Sarkozy.

La politique sans oeillère nécessite de l’objectivité donc du recul et de la liberté! Je vous laisse lire ce bilan fait par Jean Marichez. C’est peut-être ce que retiendra l’histoire dans quelques années de ce quinquennat imparfait mais très particulier. Sarkozy a beaucoup promis, surement trop sans prévoir que la crise allait surgir. Il a donc beaucoup déçu tant par son comportement que ses dérapages ou ses résultats; la situation de la France est évidement insatisfaisante mais qui sait ce quelle serait s’il n’avait pas était là. 

Les résultats de Nicolas Sarkozy

**********

A l’approche de nouvelles élections, il est étonnant d’observer la violence et l’injustice des opposants de Nicolas Sarkozy. Selon eux, il n’aurait rien fait, il n’aurait pas tenu ses promesses. Alors, regardons le travail qu’il a réalisé car, au contraire, j’ai l’impression qu’il a réalisé un travail considérable. Selon Alain Minc en 2010 : « En trois ans, Sarkozy a fait plus que Giscard en sept et encore plus que Chirac qui n’a rien fait en douze ».

Qu’en est-il exactement ? J’ai extrait de quelques journaux la liste de ses principales réalisations mais aussi de ce qu’on lui reproche.

Concernant les reproches, j’ai toujours été frappé par la fragilité des accusations. Les critiques m’ont toujours paru futiles, superficielles, inconsistantes. Et elles reviennent sans cesse comme si tous les journalistes lui en voulaient :
- Sa soirée au Fouquet’s après la victoire aux élections
- Ses réparties en langage trop populaire
-
Le soutien d’un ministre de l’intérieur taxé d’injure raciale
- Ses liens avec des grands patrons
- Son franc parler, sa taille, etc.

Pourquoi cela ? Peut-être parce qu’il dérange par le nombre et l’importance des réformes qu’il fait (celui qui ne fait rien n’est pas critiqué). Mais surtout, je crois, les intellectuels ne lui pardonnent pas d’occuper le terrain des idées qu’ils occupaient depuis 1968. Contrairement à ses prédécesseurs, il dit les choses en toute simplicité, quitte à remettre en cause quelques idéologies sacralisées. Par exemple, sur les sanctions à la jeunesse délinquante, sur l’immigration incontrôlée, sur l’assistanat excessif, etc. L’intelligentsia parisienne ne lui a jamais pardonné de parler de manière décomplexée de vérités qui ne font pas partie de l’idéologie politiquement correcte. Ainsi, toutes les occasions ont été bonnes pour dire du mal de lui. Difficile d’être réélu lorsque tous les médias et beaux parleurs vous attaquent sans cesse comme le faisaient les prêtres de l’Inquisition.

Or quelle est la réalité ?

Au préalable, pour l’honnêteté de mon propos, je dois dire que je ne suis pas un inconditionnel de la droite, j’ai parfois voté à gauche : en leur temps, j’ai fait confiance à Mendès-France ou à Michel Rocard. Si j’étais américain ou chinois, je serais certainement à gauche. Par ailleurs mes travaux personnels sont très nettement progressistes si l’on en juge par les deux livres que j’ai écrits. De plus, je n’ai pas toujours été d’accord avec les décisions de notre gouvernement actuel, par exemple sur la réduction des droits de succession, sur la baisse de TVA aux restaurateurs, sur le manque d’avancée fédéraliste européenne, etc. mais je constate qu’il a accompli un travail impressionnant, non seulement en nombre (931 réformes en cinq ans) mais en qualité. Il s’est attaqué aux réformes difficiles que même Lionel Jospin n’avait pas osé faire malgré une conjoncture meilleure. Et c’est vrai, il a remisla Franceà l’endroit sur des rails moins idéologiques, plus pragmatiques. C’est en tout cas l’avis de nombreux commentateurs étrangers qui se désolent de nos excès de religiosité socialiste.

On lui a reproché d’augmenter le déficit public. Mais est-ce de sa faute s’il fallait absolument sauver l’économie française suite à la crise des subprimes ? Puis s’il fallait sauverla Grècepour ne pas engager une spirale contre l’Euro qui aurait été catastrophique pour tout le monde et surtout pour les plus faibles. La crise lui coûte cher car elle l’a obligé à nous endetter lourdement pour ne pas plomber nos emplois.

On lui a reproché d’aider les banques alors qu’elles sont responsables de la crise. Oui, mais sans ce plan de sauvetage les petits épargnants auraient tout perdu et le chômage aurait augmenté au détriment de l’ensemble des Français. De plus, elles ont maintenant totalement remboursé les aides reçues.

On lui a reproché l’augmentation du chômage. Mais la crise n’est pas de sa faute. Au contraire, il a réussi mieux que les Américains, et que la plupart des autres pays européens, à contenir le chômage. Celui-ci ne serait-il pas plus élevé avec des gouvernants de gauche qui, pour l’éviter, auraient dépensé des milliards contre-productifs dans l’assistanat et le dépannage à court terme ? Lui a privilégié le long terme en soutenant l’investissement. C’est courageux car les résultats n’apparaîtront que plus tard et ne lui profiteront pas sur le plan électoral.

On lui a reproché de favoriser les riches. En fait, peu de gens comprennent que son but n’est pas de faire de cadeaux aux riches mais d’empêcher les gens fortunés de quitter le pays et d’investir ailleurs, donc d’avoir suffisamment de gens riches en France pour qu’ils y investissent et créent du travail. Il faut absolument comprendre que la lutte contre le chômage passe par l’existence d’un grand nombre d’entrepreneurs aisés et soutenus dans leurs efforts.

On lui reproche d’être le président des riches. Mais il est au contraire le premier de nos présidents à avoir pris des mesures égalitaires importantes. Ainsi, alors qu’on lui reproche de favoriser le capital et de ne pas le taxer autant que le travail, il a fortement augmenté les taxes sur le capital afin de les mettre à peu près au même niveau (34,6%) alors qu’ils étaient taxés de 10% de moins sous Lionel Jospin. C’est passé inaperçu mais ses opposants ont continué à l’accabler d’une image anti pauvres qui continue, malgré les faits à lui coller à la peau. Même chose pour l’impôt sur la fortune qu’il a maintenu globalement au même niveau mais en sortant seulement les propriétaires de logements dont les valeurs sont conjoncturellement trop élevées du fait de la crise du logement. La baisse de recettes a été entièrement compensée par l’augmentation de fiscalité sur la transmission du capital. Autrement dit, il taxe la transmission de capital plutôt que le capital lui-même, ce qui est souvent décourageant.

On lui reproche d’avoir augmenté son salaire de Président de 30%. La vérité est toute autre. Avant lui, le budget dela Présidenceétait un mystère, un domaine réservé où les dépenses du président se confondaient avec le budget de l’Élysée. Il a voulu moderniser tout cela et installer la transparence. Il a donc décidé que son salaire serait égal à celui du premier ministre et que les comptes seraient désormais soumis au contrôle de la cour des comptes. Comment comprendre que les journalistes ne nous aient jamais expliqué cela ? Sont-ils si incapables ? Non, plus simplement partisans.

On lui a reproché de ne pas tenir ses promesses. C’est injuste car, non seulement il en a tenu beaucoup, mais il l’a fait dans une situation de crise inouïe que, personne n’avait vraiment prévu avant son élection.

En fait comme on est en crise, tout le monde se plaint et, comme il faut un bouc émissaire, on l’accuse naturellement de nos difficultés. Curieusement, au lieu de parler de « ce qu’il fait », les médias passent leur temps à parler de lui, de sa manière, de ses intentions cachées, de son omniprésence, de ses petites phrases, etc. Pourquoi parlent-ils si peu du contenu, autrement dit des vraies questions ?

Alors justement regardons ses résultats. Ils sont impressionnants.

Des réformes qui vont marquer le pays en profondeur et qui sont un véritable progrès de notre démocratie (elles sont courageuses car les cinq premières réduisent son propre pouvoir de président) :

- La possibilité de recours individuel devant le conseil constitutionnel
- Modification de la constitution et Réduction des pouvoirs du Président de la République au profit du Parlement et des citoyens
- La limitation à deux mandats de cinq ans pour le Président de la République
- Nouveau droit donné aux députés de fixer un tiers de l’ordre du jour de l’Assemblée, leur permettant de mieux contrôler le gouvernement
- Réunion annuelle des deux chambres réunies à Versailles pour entendre le Chef de l’État
- La loi de représentativité syndicale qui les renforcera tout en favorisant le dialogue social.
- L’autonomie de l’Université réclamée depuis 1968 par P. Mendès-France, leader de la gauche. Même imparfaite, elle met à bas le tabou de l’égalitarisme et sera porteuse de fruits sur le long terme.
- Réforme des collectivités territoriales que depuis 20 ans aucun gouvernement n’avait réussi
- Réduction du nombre d’élus avec la création des conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers généraux et des conseillers régionaux.
- Redéfinition des cartes judiciaires qu’aucun gouvernement précédent n’osait faire
- Ouverture de la saisine du Conseil supérieur de la magistrature aux personnes qui veulent mettre en cause le fonctionnement de la justice jusqu’à même sanctionner des magistrats
- Redéfinition de la carte des villes de garnison que personne n’osait faire
- Redéfinition de la carte hospitalière
- Mise en chantier de la modernisation du Grand Paris
- Rapprochement des policiers et gendarmes sous la même autorité, d’où une amélioration de 50% d’élucidation des crimes et délits
- Création du service civique volontaire (15 000 jeunes engagés pour 45 000 demandes en 2011 et 75000 en objectif 2014)

Des résultats innombrables, et parmi les plus importants (pour ne pas lister ses 931 réformes) :

- La réforme des retraites. Il fallait la faire. Nécessairement impopulaire, aucun des prédécesseurs n’avait eu le courage de l’affronter mais tous la disaient indispensable et urgente.
- Mise en place du service minimum lors de grèves de secteurs publics
- La suppression de la taxe professionnelle (impôt imbécile selon F. Mitterrand)
- Effort considérable et sans précédent en faveur de la recherche et de l’Université ; et aussi le triplement du crédit d’impôt qui soutient la recherche des entreprises et permet un afflux de capitaux privés vers l’enseignement supérieur
- La suppression de la publicité à la télévision publique : les Français gagnent 20 minutes par jour
- *Revalorisation du salaire des enseignants (équivalent à un 13° mois) en contrepartie de leur réduction en nombre
- Réduction de la délinquance –17% ; des homicides –40% ; des atteintes aux biens – 28% ; de la délinquance de proximité – 40% ; et aussi de la mortalité routière
- Hausse de 20% du budget justice avec 1300 postes supplémentaires – Création de 9400 places de prison – Plusieurs mesures pour éviter les récidives (peines planchers, rétention de sûreté, traitements préventifs…) – Recouvrement des avoirs illégalement acquis par des condamnés, etc.
- Meilleure maîtrise de l’immigration (32 000 reconduite aux frontières de clandestins, naturalisation en baisse de 30%, 300 000 contrats d’intégration signés depuis 2007, etc.)
Emploi
- *La relance de l’économie par l’investissement et non par l’assistanat comme dans le passé qui ne donnait que des apaisements à court terme mais des affaiblissements économiques graves à long terme
- *L’aide à l’industrie automobile, industrie capitale et vitale pour l’économie française
- *La réduction de 160 000 fonctionnaires dont la pléthore plombent notre économie. Contrairement aux apparences, cette mesure est la plus efficace pour l’emploi
- Création du statut d’auto entrepreneur qui s’avère un grand succès
- Création de 2,5 millions d’entreprises durant le quinquennat avec soutiens renforcés et simplifiés
- Amélioration de la flexibilité de l’emploi avec la rupture contractuelle
- Les demandeurs d’emploi ne peuvent plus refuser plus de deux offres d’emploi valables sans risquer de perdre leur indemnité
- *Développement de l’apprentissage au lieu de forcer des jeunes à suivre des études secondaires qui ne leur servent à rien
Agriculture
- *Quatre mesures phares en faveur de l’agriculture ont permis aux agriculteurs de dépasser la crise et d’envisager plus sereinement l’avenir et à 7000 jeunes par an de s’installer
- Maintien de la PAC au niveau européen
- *Allègement des charges sociales sur l’heure de travail agricole qui passe de 12,81€ de l’heure à 9,43 payé par la taxe sur les sodas de 0,02€ par canette.
- *Amélioration des retraites agricoles (création d’un minimum, revalorisation, extension au conjoint)
Logement
- Encouragement de la construction (loi Scellier, pass foncier, prêts à taux zéro doublés) 
- Construction au total sur le quinquennat de 2 millions de logements dont 600 000 logements sociaux contre la moitié seulement entre 1997 et 2001
- *Modération des loyers par la modification de l’indexation
- *Instauration du droit au logement opposable (34974 ménages ont pu être relogés après recours)
Assistance
- *Augmentation de 30% du budget de logement des Sans abri qui est passé à 1,13 milliards
- *Annoncés en mars 2010, onze établissements de réinsertion scolaire fonctionnent désormais (cent cinquante élèves de 13 à 16 ans ont rejoint ces structures, 9 autres sont prévus en 2011)
- *Forte augmentation des bourses et des logements pour étudiants
- *Création du RSA (1,9 millions de foyers aidés – mais surtout, il n’est plus aussi intéressant qu’avant de ne pas travailler
- *Revalorisation de 25% sur 5 ans l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse
- *Création d’un prime pour les salariés des entreprises dont les dividendes augmentent
- *Assouplissement des accords d’intéressement des salariés aux fruits de leurs entreprises

Économie (chiffres selon l’Insee)
- Augmentation de 4% du pouvoir d’achat des Français durant le quinquennat
- Et diminution de 1 million du nombre de personnes qui gagnent moins de 15 000 € par an

J’ai repéré d’un * les mesures ci-dessus à fort impact social ou favorables aux chômeurs. On voit qu’elles sont nombreuses et contredisent radicalement l’idée d’un gouvernement pour les riches.

En politique étrangère :

- Efficacité dans le choix de la méthode (traité de Lisbonne) pour résoudre la crise européenne due au référendums négatifs en France et aux Pays-Bas
- Leadership de la France dans la résolution des multiples crises européennes. Même si le poids financier de l’Allemagne restait majeur, c’est toujours lui qui fut initiateur, moteur et entraîneur.
- Efficacité dans la gestion du conflit en Géorgie où il assura l’indépendance géorgienne
- Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Côte d’Ivoire
- Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Lybie
- Retour de la France dans l’Otan
- Création du G20 où son volontarisme fut décisif. Cette instance empêchera peu ou prou les facilités du chacun pour-soi en matière économique et réduira les risques de chaos mondial en augmentant la possibilité de prises de décisions internationales
- Meilleures relations avec les États-Unis, l’Angleterre, la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil…
- Signature de nombreux grands contrats dans de nombreux pays
- Engagement acharné en faveur de l’Euro
- Gestion imaginative et énergique de la crise
- Ses qualités d’intelligence, de courage et d’esprit de décision sont largement reconnues par des chefs d’État étrangers  

En politique intérieure

- Il a gouverné sans drame et assuré la paix, la justice et le respect des libertés et opinions
- On peut dire que globalement il a gouverné au centre
- *Il a intégralement maintenu notre système de protection sociale.
- *Il a fait preuve d’une grand esprit d’ouverture (comme jamais auparavant) en nommant des opposants à des postes majeurs comme la présidence du FMI en 2007, la présidence de la commission des finances, la cour constitutionnelle et la présidence de la cour des comptes
- Il n’a calé sur aucune réforme qu‘il croyait juste malgré des grèves et manifestations importantes pour les Régimes spéciaux et l’Université. Il a reculé sur la réforme des lycées avec Xavier Darcos mais il l’a réalisée avec Luc Chatel. A l’occasion des retraites, il a rétabli le fonctionnement de la démocratie grâce à sa fermeté devant des millions de manifestants qui, enfin, replace la légitimité des décisions à sa vraie place : le parlement. Il en a eu le courage alors qu‘il était tellement plus facile de céder (comme l’ont toujours fait avant lui Balladur, Chirac, Jospin …)
- *Il n’a pas taxé nos transactions bancaires comme Angela Merkel en Allemagne
- *Il a garanti les crédits des banques, énorme décision qui a stoppé net la panique des épargnants au point qu’ils étaient prêts à vider leurs compte, ce qui aurait été un pur désastre 

            Autres résultats

- Réunion des Assedic et de l’Anpe, pour l’efficacité.
- Fusion réussie entre les services des impôts et la comptabilité à Bercy (qui avait même fait tomber un ministre socialiste)
- *Remise de la France au travail par diverses mesures d’encouragement
- *Changement des règles de la grande distribution et mise en place d’une autorité renforcée de la concurrence
- *Refus d’augmenter nos impôts
- *Délais de paiements raccourcis aux entreprises
- *Aide aux PME par les contribuables qui veulent alléger leur ISF
- *Aide aux associations d’utilité publique par les contribuables qui veulent alléger leurs impôts

            Chantiers en cours où sa volonté permet d’espérer

- *Lutte (en pointe des autres États) contre la spéculation, l’excès de puissance des Hedgefunds et les paradis fiscaux qui seraient une vraie réponse à la crise mais qui ne peuvent se réussir sans accords internationaux très difficiles à obtenir.
- *Courageuse mise en place cependant de la fameuse taxe Tobin pour freiner la folie des transactions financières
- *TVA anti délocalisation de notre industrie
- Militance pour la mise en place d’une règle d’or assurant constitutionnellement l’équilibre de nos comptes

 

            En conclusion

Un dirigeant politique se juge sur ses réalisations. Alors, même si on n’est pas d’accord sur certaines d’entre elles, ce qui est inévitable, on doit reconnaître l’importance du travail réalisé.

La première question à se poser quand on vote pour un homme politique est de savoir s’il joue pour lui ou pour son pays. La liste impressionnante ci-dessus (et le courage qu’elle a nécessité) oblige à reconnaître qu‘il travaille pourla Franceet pour ses concitoyens. Sinon, il en aurait fait beaucoup moins et sa popularité serait plus élevée.

Ses réalisations permettent de dire qu‘il est le meilleur des hommes d’État que nous ayons eu en France depuis longtemps. Doué d’une grande intelligence, il comprend très vite. Il a un grand pouvoir d’entraînement. C’est un leader. Dans les situations difficiles, c’est lui qui comprend le plus vite ce qu’il faut faire, et qui, de l’avis des autres chefs d’État européens, sait trouver le chemin des décisions difficiles. Le sociologue Marcel Gauchet lui reconnaît une grande habileté tactique, une vraie volonté politique, un sens poussé de l’opinion et de ses propres insuffisances. Ne dit-il pas lui-même : »Mon meilleur ennemi, c’est moi-même ». Même s’il n’est pas toujours parfait, tout le monde reconnaît largement son énergie, son efficacité, sa connaissance des dossiers et surtout, car c’est la vertu la plus rare en politique, son courage.

Voilà, j’ai tenu à faire cette clarification car, quelles que soient nos tendances politiques, il serait dommage de perdre le bénéfice du meilleur chef d’État quela Franceait eu depuis longtemps.

Jean Marichez – 19/2/2012

Le lien ci-dessous conteste ce bilan:

http://exempledetotalitarisme.blogspot.fr/

Vous pouvez aussi approfondir le sujet en tapant dans un moteur de recherche « Bilan sarkozy« .

 

-qq mots sur le débat

 

Un débat sans grande surprise

Conformément à ce que l’on pouvait attendre, le débat d’hier soir est malheureusement décevant.

Rien de concret sur le rassemblement de la nation autour de l’intérêt général.
Hollande propose de l’incarner avec son camp s’il est élu sans dire comment.
Sarkozy pense l’avoir réalisé au cour de son mandat avec quelques ministres et nominations d’ouverture et le poursuivre en cas de réélection..
L’union nationale va bien plus loin et nécessite un tout autre état d’esprit.

Je ne suis pas sur qu’il y ait eu « rencontre entre un homme et le peuple ».

Nous pouvons agir aujourd’hui mais également demain pour le leur rappeler.

Une implication citoyenne massive me semble nécessaire voir indispensable à ce changement.

-La position de Bayrou

Nous attendions avec intérêt de voir comment il allait sortir de cette situation inconfortable.

Sa position de ne pas donner de consigne de vote est pour moi un bon point. Le contraire consiste à mes yeux, à prendre les électeurs pour des idiots.

Le choix de dire pour qui il votera lui appartient. Il aurait pu se contenter de dire qu’il ne votera pas blanc, qu’il choisira l’un des deux, sans pour autant dire lequel. Il aurait pu se contenter de redire les points positifs et négatifs de chacun des candidats puisqu’aucun ne lui convient globalement. Il aurait ainsi mieux respecter les différentes sensibilités de son parti et la liberté de ses adhérents et électeurs.

Quant à sa profession de foi en faveur de l’union nationale, que peut-on en penser?

On peut, j’espère, le croire lorsqu’il évoque la vigilance qui serait la sienne quant au respect du rassemblement qu’il espère autour de Hollande. On peut le croire lorsqu’il déclare qu’il serait derrière lui en cas de véritable rassemblement mais qu’il serait contre lui en cas de désillusion à ce niveau ou d’application de son programme économique.

Par contre, si le parti qu’il préside, dont il impulse la stratégie, était vrai dévolu à l’intérêt général, son fonctionnement et son action seraient à mon sens tout autre.

  • il pourrait instaurer en son sein un fonctionnement démocratique et participatif.
  • il aurait pu définir un programme bien plus ambitieux et précis en terme de moralisation de la vie politique.
  • il aurait pu proposer une réelle rupture en terme de démocratie participative. Ce n’est pas de la démagogie, c’est de la modernité.

Son parti reste un parti pyramidal, un parti de professionnels de la politique comme tous les autres partis, de l’élite vers le peuple à qui il propose « à qui l’aime de le suivre ».

Si l’homme était réellement rassembleur, il aurait un entourage bien plus étoffé. On connait son isolement et la difficulté qui lui est prétée à travailler en équipe élargie et diversifiée. Sa volonté est de rassembler au centre les partisans de l’intérêt général. L’avenir nous dira s’il y parvient, mais pour l’heure, sa position semble plutôt diviser son camp que le rassembler.

Espérons que cette décision ne soit pas pur cynisme et individualisme!

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